Te faire enculer

ODM

Et t’enculer aussi bien,
T’emmerder,
Te pisser à la raie,
Et suce ma bite encore
Et Bouge
Bouge
Bouge
Dégage de mon soleil
Mon doigt bien profond
Regarde le
Mon doigt
Droit
Tendu
Tendu
Ogive nucléaire
À la face de tes bombes,
De tes urnes,
De tes petits arrangement avec les morts
Mon doigt à la face de tes slogans, de ta prostitution, de ta pornographie politique
De ton eucharistie quotidienne de vaurien.
Tu me veux vagabond ?
Tu me veux en chien, jappant ?
Mon cul frotté sur ton parquet ciré, sur ton sénat
Sur ton assemblée d’accablants fossoyeurs.
Ça split et salit tout sur son passage
Ça dégueule aux entournures
Ça souille ta convenance de danseuse endimanchée
Tes racolages de carmélite
Tes mensonges larvés de prédateur vorace
Ça souille tes messes et tes cérémonies de jésuite
Ton 14 juillet et tes calvaires au bord des routes
Dans les campagnes de la Meuse
Ça souille tes charniers et tes ossuaires
Je suis ta crasse érigée en œuvre d’art
Je suis ta conscience morale de petite salope fourbe
De faux prophète
D’escroc.
La possibilité de te racheter une conscience.
Je suis le doigt tendu à la face de tes sophismes.
Cette façon nonchalante de chier sur ton contexte
Sur tes institutions
Sur tes croyances
Et sur tes justifications hasardeuses
Je suis cette façon arrogante
De chier sur tes guerres
Et sur tes intentions
De chier sur tes radars
De chier sur ton dressage et ta domestication
Je suis le gag ball qui ferme la bouche à ton mépris à tes crachats
Toi qui me voudrais en pute, effrayée et docile
Toi qui te voudrais mon souteneur
Qui me voudrais aux ordres,
Qui voudrait mes mains à jamais posées à plat sur la table pour servir tes bonnes manières
Toi qui n’as d’autre intention que d’asservir mon corps pour nourrir ton compte en banque
Pour justifier ta raison d’être
Et faire enfler ta cause
Je suis ta souillure,
Je suis ta contradiction,
Ton insoumise en porte jarretelles et en bas résilles
Tout ce que tu n’es pas,
Je suis celui qui te contemple,
Je suis le témoin de ta dialectique de tête à claque.
De tes sourires de publicistes.
Et de ta prétention pleutre.
De tes jactances d’énarque.
Je suis celui qui danse avec fureur sur tes déluges
Sur tes naufrages.
Je suis l’indécent, le mal élevé
Un cheval insoumis
Né de l’accouplement de tes rues avec la nuit.
Rejeton abject de ce que tu as oublié dans ta littérature de comptable
Dans ton prévisionnel de petit commerçant
Je suis l’enfant terrible
Le parricide joyeux qui t’empêchera, à jamais, de dormir.
De mes cris
De mes orgasmes.